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Reprise en sous-œuvre : quand et pourquoi la réaliser ?
26/01/2026
SE
5 minReprise en sous-œuvre : quand et pourquoi la réaliser ?
Titre : Reprise en sous-œuvre : quand et pourquoi la réaliser ?
La reprise en sous-œuvre est une opération de génie civil essentielle pour renforcer ou stabiliser les fondations d’un bâtiment existant. Souvent réalisée dans le cadre d’une réhabilitation ou d’une extension, elle permet d’assurer la pérennité de la structure face à de nouvelles contraintes.
Dans cet article, découvrez dans quels cas elle est nécessaire, les raisons qui peuvent la motiver, et les principales techniques utilisées.
Qu’est-ce qu’une reprise en sous-œuvre ?
La reprise en sous-œuvre consiste à intervenir sous les fondations existantes d’un ouvrage pour :
- les renforcer,
- les profondir,
- ou les adapter à de nouvelles charges.
C’est une opération délicate qui doit être réalisée sans compromettre la stabilité du bâtiment, nécessitant une étude structurelle précise et une exécution rigoureuse.
Quand réaliser une reprise en sous-œuvre ?
La reprise en sous-œuvre s’impose dans plusieurs situations, principalement lors de modifications structurelles ou de désordres constatés sur un ouvrage existant.
1. En cas de désordres structurels
Lorsque les fondations ne remplissent plus leur rôle initial, la stabilité du bâtiment peut être menacée.
Parmi les signes d’alerte :
- Apparition de fissures importantes sur les murs porteurs,
- Affaissement ou tassement différentiel des sols,
- Déformation des planchers ou affaissement de poutres,
- Humidité excessive liée à des fondations trop superficielles.
Ces désordres peuvent être causés par :
- Un sol de mauvaise qualité ou non conforme à l’étude géotechnique initiale,
- Des phénomènes naturels comme la sécheresse ou les mouvements de terrain,
- Des travaux voisins ayant déstabilisé le terrain (excavations, tranchées, etc.).
2. Pour adapter un bâtiment à une nouvelle charge
Lors d’une extension ou d’un changement d’usage, les fondations existantes peuvent être insuffisantes pour supporter les nouvelles sollicitations.
Exemples :
- Ajout d’un étage supplémentaire (passage d’un R+1 à un R+2),
- Installation d’équipements lourds (machines industrielles, cuves, etc.),
- Transformation d’un logement en ERP (Établissement Recevant du Public).
3. Pour se conformer aux normes actuelles
Dans certains cas, une reprise en sous-œuvre est nécessaire pour mettre aux normes un ouvrage existant, par exemple en zone sismique élevée.
Cela permet de garantir la sécurité du bâtiment et de ses occupants tout en respectant la réglementation en vigueur, comme l’Eurocode 8 en France.
Les principales techniques de reprise en sous-œuvre
Le choix de la technique dépend :
- de la nature du sol,
- de la configuration du bâtiment,
- et des objectifs recherchés (renforcement, approfondissement, etc.).
Voici les méthodes les plus courantes :
1. Création de massifs ou plots béton
Réalisation de petits massifs sous les fondations existantes,utilisé pour des bâtiments légers ou des extensions ponctuelles.
2. Pose de micropieux
Mise en place de pieux de petit diamètre ancrés dans un sol porteur, Reprise des charges profondes et sécurisation des fondations existantes.
Idéal pour les terrains hétérogènes ou en zone sismique.
5. Reprise par chemisage
Le chemisage consiste à renforcer une fondation ou un élément structurel existant en l’enrobant dans un nouveau matériau, généralement du béton armé ou de l’acier.
Conclusion
La reprise en sous-œuvre est une opération clé pour assurer la durabilité et la sécurité d’un bâtiment existant.
Qu’il s’agisse de corriger des désordres, de préparer une extension ou de mettre un ouvrage aux normes, elle nécessite une étude structurelle approfondie et une exécution par des professionnels spécialisés.
Pour un projet réussi, il est indispensable de faire appel à un bureau d’études structure capable de définir la solution la plus adaptée à la nature du sol et aux objectifs du projet.
La reprise en sous-œuvre est une opération de génie civil essentielle pour renforcer ou stabiliser les fondations d’un bâtiment existant. Souvent réalisée dans le cadre d’une réhabilitation ou d’une extension, elle permet d’assurer la pérennité de la structure face à de nouvelles contraintes.
Dans cet article, découvrez dans quels cas elle est nécessaire, les raisons qui peuvent la motiver, et les principales techniques utilisées.
Qu’est-ce qu’une reprise en sous-œuvre ?
La reprise en sous-œuvre consiste à intervenir sous les fondations existantes d’un ouvrage pour :
- les renforcer,
- les profondir,
- ou les adapter à de nouvelles charges.
C’est une opération délicate qui doit être réalisée sans compromettre la stabilité du bâtiment, nécessitant une étude structurelle précise et une exécution rigoureuse.
Quand réaliser une reprise en sous-œuvre ?
La reprise en sous-œuvre s’impose dans plusieurs situations, principalement lors de modifications structurelles ou de désordres constatés sur un ouvrage existant.
1. En cas de désordres structurels
Lorsque les fondations ne remplissent plus leur rôle initial, la stabilité du bâtiment peut être menacée.
Parmi les signes d’alerte :
- Apparition de fissures importantes sur les murs porteurs,
- Affaissement ou tassement différentiel des sols,
- Déformation des planchers ou affaissement de poutres,
- Humidité excessive liée à des fondations trop superficielles.
Ces désordres peuvent être causés par :
- Un sol de mauvaise qualité ou non conforme à l’étude géotechnique initiale,
- Des phénomènes naturels comme la sécheresse ou les mouvements de terrain,
- Des travaux voisins ayant déstabilisé le terrain (excavations, tranchées, etc.).
2. Pour adapter un bâtiment à une nouvelle charge
Lors d’une extension ou d’un changement d’usage, les fondations existantes peuvent être insuffisantes pour supporter les nouvelles sollicitations.
Exemples :
- Ajout d’un étage supplémentaire (passage d’un R+1 à un R+2),
- Installation d’équipements lourds (machines industrielles, cuves, etc.),
- Transformation d’un logement en ERP (Établissement Recevant du Public).
3. Pour se conformer aux normes actuelles
Dans certains cas, une reprise en sous-œuvre est nécessaire pour mettre aux normes un ouvrage existant, par exemple en zone sismique élevée.
Cela permet de garantir la sécurité du bâtiment et de ses occupants tout en respectant la réglementation en vigueur, comme l’Eurocode 8 en France.
Les principales techniques de reprise en sous-œuvre
Le choix de la technique dépend :
- de la nature du sol,
- de la configuration du bâtiment,
- et des objectifs recherchés (renforcement, approfondissement, etc.).
Voici les méthodes les plus courantes :
1. Création de massifs ou plots béton
Réalisation de petits massifs sous les fondations existantes,utilisé pour des bâtiments légers ou des extensions ponctuelles.
2. Pose de micropieux
Mise en place de pieux de petit diamètre ancrés dans un sol porteur, Reprise des charges profondes et sécurisation des fondations existantes.
Idéal pour les terrains hétérogènes ou en zone sismique.
5. Reprise par chemisage
Le chemisage consiste à renforcer une fondation ou un élément structurel existant en l’enrobant dans un nouveau matériau, généralement du béton armé ou de l’acier.
Conclusion
La reprise en sous-œuvre est une opération clé pour assurer la durabilité et la sécurité d’un bâtiment existant.
Qu’il s’agisse de corriger des désordres, de préparer une extension ou de mettre un ouvrage aux normes, elle nécessite une étude structurelle approfondie et une exécution par des professionnels spécialisés.
Pour un projet réussi, il est indispensable de faire appel à un bureau d’études structure capable de définir la solution la plus adaptée à la nature du sol et aux objectifs du projet.
